Nicolas Vuillermet

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alice

Alice et autres merveilles – La Vaubande

Hello !

Alice et autres merveilles est une pièce de théâtre de Fabrice Melquiot, mise en scène par les membres de l’option théâtre au lycée Vauban de Brest le 3 juillet 2014.

Étant présent à la technique, nous avions utilisé :

- Vidéoprojection : Resolume Arena (logiciel de VJ, comme DJ mais avec la vidéo :mrgreen: )

- Lumière : QLC+ (logiciel de contrôle DMX) avec le boitier Enttec Pro Mk2 et une console lumière pour assister le logiciel (programmation des groupes gradateurs avec la console et contrôle de deux PAR LED avec le clavier de l’ordinateur)

note : Usage d’un câble (plusieurs :-) ) micro sur 40 bons mètres puis câble RCA son sur 20 mètres de plus pour faire passer le DMX :mrgreen:  :mrgreen: 

- Son : AIMP3 (diffusion de la bande son)

 

Je vous laisse admirer le rendu !

L’AP Théatre vous présente Alice at autres merveilles – 3 juillet 2014

Affiche-One-Shoot

One Shoot

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Synopsis

 

« Un homme est revenu. Il a survécu à l’enfer, une guerre quelque part dans le monde. Et c’est là qu’on le découvre. Il flotte entre deux mondes, entre le passé et le présent : lui, un bonsaï, une bassine, de l’eau, une robe, une musique qui revient sans cesse. Cet homme s’accroche, se replie, exulte, tombe et se relève. C’est ce parcours que l’on refait avec lui, pas à pas, emporté par un tourbillon de corps et de bruits. Cet homme nous raconte à sa manière le labyrinthe de l’indicible. Et une ultime question se pose en le regardant: comment rester du côté de la vie ? » -Compagnie Lasko

 

Affiche-One-Shoot

One Shoot, en résumé – Compagnie Lasko/Isabelle Elizéon

 

 

Je vous propose une critique réalisée par mes soins dans le cadre scolaire après avoir assisté à cette pièce en novembre 2014 :

 

« En ces temps instables dans certains pays, il y a des Hommes qui meurent, et d’autres qui survivent, marqués par la pire des expériences qui puissent exister, qui leur empêche de redevenir comme avant.

C’est dans une pièce de théâtre mettant en scène un homme seul revenu de la guerre qu’Isabelle Elizéon a fait le choix de dévoiler un sujet important qui s’est amplifié depuis le XXe et XXIe siècle. One Shoot est une pièce de 50 minutes qui aborde la vie des soldats en général qui ont connu la guerre et ses combats et qui sont revenus, changés. C’est seulement après plus de 20 minutes de spectacle que l’acteur parle. C’est durant cette première partie que nous est dévoilée la bestialité de l’Homme par des actes de violence tels l’image du viol ou encore un homme agissant comme une bête sauvage. C’est dans un cadre sombre que l’on découvre un homme déstabilisé par l’atrocité de la guerre qui tente de se rattacher à la vie, à la civilisation ! Une évolution de la personne apparaît tout au long du spectacle. Au début sauvage, il réinstaure un dialogue avec « l’autre » peu à peu. Mais ce dialogue n’est rien par rapport à la blessure engendré par le vécu. C’est dans un impressionnant jeu physique que Frédéric Rebière exprime, avec son corps, l’indicible. A la fois violent et touchant, nous ressentons le sentiment d’isolement que peut subir l’homme. On constate un sentiment conflictuel entre lui-même avec son esprit et son corps qui commence par prendre le dessus. Au début par son propre langage, il arrive à raconter par fragments son histoire. La parole permet d’apprendre qui il est, ainsi que de comprendre ses actes. C’est un lien qu’il tente de reconstruire. La configuration de la salle de la maison du théâtre permet de rapprocher le public aux acteurs ce qui renforcent l’impression de proximité ; on ressent que l’on nous parle. Le spectacle finit par ce que l’on peut comprendre par la renaissance de la personne. L’histoire est assez floue en général, et cela permet d’ouvrir son esprit pour imaginer ce qui lui est arrivé, ainsi que pour comprendre ses gestes et actions que lui-même n’explique pas.

La pièce nous semblant réelle a été créée grâce aux dires d’un homme revenu de la guerre qui lui aussi a subi ce malaise. Beaucoup de passage sont inspirés de ce qu’il a pu arriver à des millions de combattants, et d’autres ont été réalisés dans le but d’exprimer ce qui ne peut pas être dit. Cette pièce contemporaine peut paraître aux premiers abords très étrange et très déroutante. C’est seulement à la fin et avec du recul que l’on peut comprendre le message. L’atrocité de ce qu’il s’est passé en 14-18 puis qui s’est reproduit en 39-45 ne réside pas uniquement dans la perte humaine ni dans la blessure physique, mais aussi et surtout dans la blessure mentale. Aujourd’hui encore des gens la subissent en partant à la guerre. Cependant, ils ne reviennent jamais vraiment chez eux.

Pour finir, je dirais que cette pièce peut avoir un avis très mitigé. Pour l’apprécier il faudra rechercher son message, et ne pas s’arrêter à son contenu. »